Piero Hincapié dit tout ce qu'il faut. Il répète à tout le monde que la finale de la Carabao Cup contre Manchester City dimanche est la seule chose qui l'occupe. Aucune pensée pour la course au titre de Premier League. Aucun regard au-delà de Wembley. Juste 90 minutes, peut-être 120, de concentration pure pour soulever ce trophée en argent. Et je comprends. Chaque joueur veut gagner un trophée. Hincapié n'a rejoint Arsenal que l'été dernier pour 30 millions de livres sterling en provenance du Bayer Leverkusen, donc un trophée pour sa première saison serait une belle bienvenue dans le football anglais.
Mais voilà le problème : Arsenal ne peut pas se permettre la vision tunnel de Hincapié. Ce n'est pas juste une finale de coupe. C'est une déclaration. C'est une répétition générale. C'est un champ de bataille psychologique qui aura absolument, à 100%, sans l'ombre d'un doute, un impact sur la course au titre. Quiconque dit le contraire se ment à soi-même. Arsenal est deuxième du championnat, à seulement deux points de City, avec un match crucial de championnat contre eux qui se profile le 7 avril. Vous pensez que le résultat de dimanche n'aura pas d'incidence sur cela ? S'il vous plaît.
Repensez à ce qui s'est passé la saison dernière. Arsenal s'est effondré. Ils avaient huit points d'avance à un moment donné en mars, puis ont enchaîné quatre matchs sans victoire, dont des matchs nuls contre Liverpool et West Ham, ainsi qu'une défaite écrasante 4-1 contre City à l'Etihad le 26 avril. Ce match n'était pas seulement trois points ; c'était un KO psychologique. City a ensuite remporté le championnat avec cinq points d'avance, terminant avec 89 points contre 84 pour Arsenal. Les Gunners doivent montrer qu'ils ont appris de cet effondrement. Ils doivent prouver qu'ils peuvent battre City quand cela compte le plus, sur une scène majeure.
Il ne s'agit pas seulement pour Hincapié d'obtenir sa première médaille. Il s'agit pour Arsenal de prouver à eux-mêmes, à City et au reste de la ligue qu'ils sont de véritables futurs champions. Gagner dimanche injecterait une énorme dose de confiance dans l'équipe de Mikel Arteta. Cela validerait tout le travail acharné qu'ils ont fourni, la façon dont ils ont renforcé leur défense – seulement 23 buts encaissés en championnat jusqu'à présent, le meilleur de l'élite. Cela leur donnerait quelque chose de tangible à quoi s'accrocher, la conviction qu'ils peuvent battre les meilleurs lorsque la pression est à son maximum.
Et qu'en est-il de City ? Perdre cette finale ferait mal. Ils sont à la poursuite d'un doublé, peut-être même d'un nouveau triplé, mais une défaite ici planterait une graine de doute. Les équipes de Pep Guardiola sont des machines, mais même les machines peuvent flancher. Une défaite contre Arsenal en finale de coupe pourrait très bien être la fissure dans leur armure que les Gunners doivent exploiter en championnat. Ce n'est pas seulement un trophée ; c'est un coup mental. City a remporté la Carabao Cup six fois au cours des dix dernières années. Ils s'attendent à la gagner. Arsenal ne l'a gagnée que deux fois, la dernière fois en 1993. Une victoire serait monumentale.
Écoutez, j'apprécie l'engagement de Hincapié envers la tâche immédiate. C'est ce que l'on attend de ses joueurs. Mais la réalité du football de haut niveau signifie que chaque match important jette une longue ombre. Cette finale de la Carabao Cup n'est pas un événement isolé. C'est un moment charnière de la saison d'Arsenal, un tremplin potentiel pour une course au titre de Premier League, ou un autre rappel de leur incapacité à saisir le moment contre leur plus grand rival.
Ma prédiction audacieuse ? Arsenal gagne 2-1, avec Hincapié marquant de la tête sur corner à la 85e minute, et cette victoire déclenche une série parfaite pour remporter le championnat avec trois points d'avance.